Paroisses Nancy-Sud

P. Marc Haeussler

P. Marc Haeussler

vendredi, 07 juin 2019 00:00

Esprit de Pentecôte

"Plus d'un tour dans sa poche !"... l'Esprit de Pentecôte

Oui, l'Esprit Saint, qui n'est pourtant pas un magicien, a "plus d'un tour dans sa poche"...

Il n'a pas dit son dernier mot, Lui qui se déploie en langues de feu !

C'est Lui qui nous relève, là où on en est, et plus encore si nous sommes à terre. Laissons-nous alors consoler et relever.

C'est Lui qui déploie en nous la vérité toute entière. Laissons-nous conseiller, éclairer, par sa lumière.

C'est Lui qui nous fait accepter humblement d'être créé, créé et voulu par le Père des cieux. Laissons-le faire de nous des "fils" animés par la confiance et non par la peur.

C'est Lui qui nous défend de l'esprit de Babel qui veut faire de nous des petits dieux à l'autonomie parfaite, construisant ce monde sans d'abord le recevoir avec gratitude.

C'est Lui qui peut nous rendre témoin du Dieu vivant. Par sa présence avant tout.

"Présence"...Voilà peut-être un des maître-mots pour parler de la mission aujourd'hui.

Car si la sainteté est bien l'œuvre de l'Esprit Saint en nous, alors il nous faut d'abord être présent ...à nous-mêmes !...

...Présence à tout soi-même - en chair et en os ! ; présence à l'Esprit Saint qui y demeure déjà et "qui parle à notre esprit" ; présence aux autres - en chair et en os - et au monde sensible, cette création irremplaçable.

Présenceaux autres car si l'Esprit Saint est vraiment là, c'est une paix et une joie attentives qu'il nous insuffle. Attentives aux joies et aux tourments de nos contemporains.

Ainsi, de fil en aiguille, sans trop de certitudes sur "ce qui marche", c'est l'Esprit Saint qui bâtit l'Église, signe pour la multitude, du Christ ressuscité. Faisons-lui confiance, Il a plus d'un tour dans sa poche !

Père Marc Haeussler

vendredi, 10 mai 2019 00:00

Christ, notre Pasteur

Christ, notre Pasteur

On nomme ce 4 ° dimanche de Pâques, le dimanche du "Bon Pasteur"... Le Christ, seul et unique Pasteur, est complètement habité par le souci de ses brebis. Il nous connaît, chacun particulièrement. Personne ne nous arrachera de sa main !... Quelle bonne nouvelle, quel soulagement de savoir qu il est là, avec nous.

C'est aujourd'hui l'occasion de prier plus spécialement pour les vocations sacerdotales. Prions pour que de jeunes hommes entendent l'appel de Dieu dans leur vie, cet appel à s'unir au Christ pasteur soucieux de tous – de chacun.

Que cet appel soit plus ou moins compris, cela sera toujours. Celui-ci n'est pas plus compréhensible que le don total de Jésus pour tous les hommes et de son appel à le suivre. A cet égard, la vie du baptisé prise dans son sens plénier – participer au Christ complètement donné ; participer à sa mort pour ressusciter avec lui – n'est guère plus "recevable" spontanément par l'esprit du monde qui nous traverse.

A fortiori, répondre à cet appel tout spécial d'être pasteur - par participation au Christ seul Pasteur - peut être incompris.

Pourtant c'est une réalité. Cet appel peut raisonner comme un souci de partager les joies et peines de toute personne, mais au point d'être tourmenté pour son salut, quand celle-ci se perd, s'enferme, se fourvoie. Quand cet appel s'identifie au Christ ne voulant perdre aucun des cheveux de ceux que le Père lui a confiés, et qu'en plus il oriente la vie entière, prend la personne toute entière, alors grandit la volonté de s'y consacrer totalement. Il y faut encore du discernement, avec d'autres, en Église.

Voie étroite qui a bien peu de choses à voir avec le héros mais beaucoup avec la miséricorde et avec la joie. L'appelé est un relevé du Christ, et le Christ passera par lui pour en relever bien d'autres. Pour que nous partagions tous la joie de Dieu.

Père Marc Haeussler

lundi, 22 avril 2019 00:00

Le Christ est vivant

Le Christ est vivant...

En nous, toujours et en tout lieu!

"Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées..." (Is 55)

Oui, nous sommes dépassés ! Si cette Bonne Nouvelle du Christ ressuscité d'entre les morts nous dépasse, n'ayons pas peur, c'est normal ! Heureux sommes-nous si nous consentons, et même de toute notre intelligence, à un tel dépassement !...

Je peux déjà me (re)découvrir... créé. Voilà une première réalité, celle de mon existence reçue..."ça me dépasse!" pourrions-nous dire justement. Alors oui, Dieu créateur peut créer à nouveau !

Comme il est bon de « rendre puissance » à Dieu. C'est bien Lui, et non l'Homme, qui est cette puissance de Vie, de croissance, d'accomplissement de toute créature.

Comme il est délivrant de reconnaître, du cœur et des lèvres : " c'est Toi, Seigneur, qui est Dieu, et non moi, avec toutes mes capacités de "petit dieu"; c'est Toi, mon Créateur, et non moi ; c'est Toi le Sauveur, et non moi. Je l'accepte humblement. Ouf !... Pour effectuer ces traversées qui m'effraient – la conversion de mon cœur, les épreuves, la mort, ... - Tu es là et me souffles ton Esprit qui fait croître, qui porte à la plénitude notre humanité ! A moi de ne pas faire la "tête dure" qui résiste sans cesse à ton Esprit vivifiant, recréateur.

Quel soulagement pour les épaules d'accepter d'être simplement Homme ! De ne pas se prendre pour le premier et le dernier mot de l'Histoire, ce que Tu es, Toi, l'Agneau vainqueur, l'alpha et l'oméga.

Quelle liberté retrouvée de faire "son p'tit bon'homme de chemin", de faire ce que je peux, avec ce que je suis. Et d'accepter que tu me visites, comme ça, gratuitement, rien que pour faire ta demeure en moi. En nous. Pour nous initier à ta vie de communion, vivante et éternelle.

Quelle joie de t'accueillir, Christ ressuscité, Toi qui fais de nous un seul peuple, un seul corps, toujours et en tout lieu, pour l'éternité !

Père Marc Haeussler

 

vendredi, 15 mars 2019 00:00

La joie d'être pardonné

La joie d'être pardonné

Le 23 mars après-midi, aux salles paroissiales de Jarville, saisissez l'occasion, expérimentez la joie du pardon !

Non que ce pardon soit toujours simple, non qu'il soit toujours facile ou rapide à recevoir ou à donner, mais parce qu'il en est un qui peut grandement nous y aider : Jésus, le Fils de Dieu. Lui sait de quoi nous sommes pétris. Il connaît nos blessures, nos pesanteurs, nos remords, nos ressentiments, nos esprits humiliés... Voilà bien tout ce qu'il nous supplie de lui présenter.

Le Christ ne nous lâche pas en rase-campagne : Il sait passer par des médiations, celle de notre intelligence qui peut s'efforcer de mieux comprendre les causes de nos conflits, celle des témoins qui racontent comment, eux, ont pu se délivrer de leurs fardeaux. Ce sont de tels témoins que nous pourrons écouter grâce à de courtes vidéos suivies d'échanges en petits groupes. Les enfants et les jeunes auront leurs propres temps, sous forme de jeux. Enfin, tous, nous pourrons célébrer Dieu miséricordieux, recevoir son pardon et la force de repartir, la force de se savoir aimé, refait à neuf, restauré !

En ce deuxième dimanche de carême, c'est une telle profusion que nous contemplons : celle de cet Amour créateur et rédempteur. Abondance qui nous dépasse infiniment... « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux…» Gn 15, 5). « Si tu le peux »… C'est vrai, nous ne le pouvons pas. On ne peut pas compter le nombre des étoiles. On ne peut pas plus mesurer le pardon de Dieu. Par contre, nous pouvons accueillir. Recevoir humblement... ce ciel et ce monde, les nuits et les jours, nous-mêmes...Créés. Et recréés. Car oui, quand le Seigneur donne son pardon, il nous fait Homme nouveau. Déjà Il nous transfigure. C'est une nouvelle création qui est en cours d'enfantement. L'œuvre de l'Esprit Saint est un labeur en nous (Pape François). Ne craignons pas ces douleurs d'enfantement dont parle St Paul et que nous rappelle le pape François pour ce carême 2019.

La joie, non feinte ni forcée, jaillira d'un tel accueil : nous sommes des personnes sauvées et qui se laissent guider par l'Esprit-Saint.1

1Message du pape François pour le carême 2019.

Père Marc Haeussler

vendredi, 15 février 2019 00:00

Repu ou affamé

Repu ou affamé ?

Bonne nouvelle : si je ne parviens pas à me satisfaire d'un monde injuste, suffisant, indifférent, ce n'est pas une maladie ! Ou alors c'est une "heureuse" maladie qui consiste à ne pas pouvoir s'installer sur des richesses factices, des satisfactions aux goûts amers.

Si je cherche trop les louanges des hommes, l'accord parfait avec le siècle, les modes passagères, "ce qui fait bien", alors la chute, la déception, sera dure. A vrai dire, tout homme est enraciné dans cet esprit du monde qui le porte à être repu maintenant, sans rechercher de tout son être la justice, la bonté, la vérité, le bien commun. Recherche exigeante il est vrai, tant elle ravive cette soif brûlante plus ou moins étouffée au fond de nous.

Au sein même du peuple choisi pour témoigner, que de résistances aux prophètes, comme le rappelle Jésus.

Mais, bonne nouvelle, nous sommes arrimés à une racine plus profonde, plus originelle encore : celle qui nous relie au Créateur.

Si je suis assez pauvre – disponible -, c'est à cette racine-là que je m'accroche. Jésus, Fils de Dieu et fils de l'homme, reconstitue cette racine qui me relie, qui nous relie au Créateur. C'est en Lui que je mets ma foi. Je suis alors "comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines" (Jr 17). Sans craindre la sécheresse.

Cela nous dépasse tous ? C'est normal. La vie à la Source déborde tout ce qu'on peut imaginer.

                                                                  + Marc Haeussler

vendredi, 18 janvier 2019 00:00

Verre à moitié vide...

Verre à moitié vide, verre à moitié plein

Lors de certaines fêtes plus ou moins réussies, nous pouvons voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein...

À moitié vide, la fête a parfois un goût d'inachevé – un tel n'était pas là ; tel autre n'était pas dans son assiette ; ou encore, tout était bien mais "c'est passé trop vite"... .

À moitié plein, pour cette même fête, on peut y voir des moments furtifs de joie, de sourires revenus d'un tel, de bienveillance, de rires francs ou d'accolades sincères.

À moitié plein... C'est l'état d'esprit qui permet de voir ce qui est encore imparfait mais en cours d'achèvement ; ce qui est encore incomplet, fragmenté, mais qui est en cours d'accomplissement ; ce qui n'est pas encore évident à nos yeux, et qui pourtant est vrai : Dieu se réjouit avec nous. Il ne méprise pas nos joies dites "petites".

Quand on fait partie d'un même Corps, chacun se réjouit de la joie de l'autre, et chacun souffre de la souffrance de l'autre. La tête, loin d'être uniquement "mentale", vit tout ce que ses membres vivent. Ainsi du Christ, qui est tout entier à tous. Ainsi, de chacun de nous, inachevé, incomplet, imparfait, ...inter-dépendant. Car nul ne s'accomplit seul, indépendamment de ses semblables.

La voici la fête des noces de l'Agneau : Jésus, le Fils de Dieu, vient porter à son achèvement nos commencements de fête. Il nous a apporté l'assurance que son Alliance, celle de Dieu avec les Hommes et avec toute Sa création, était durable, indéfectible. "Donné c'est donné !". Et cette assurance-là fait jaillir la joie, la gratitude. Nous voici même enivrés par ce bon vin, cet Esprit de fête qui nous a fait reconnaître Jésus au milieu de nous, ce Don du Père.

C'est ce même Esprit Saint qui nous travaille, chacun selon nos capacités, nous reliant les uns les autres par un lien mutuel. Avec Lui, chaque "petit" moment de vraie communion sent bon la vie pleine, entière, abondante, qui nous est promise.

Père Marc HAEUSSLER

curé in solidum

vendredi, 30 novembre 2018 00:00

Seigneur, enseigne-moi tes voies

"Seigneur, enseigne-moi tes voies"

En ce premier dimanche de l'Avent, un appel retentit : celui de nous tenir prêts !

Loin d'une passivité un peu indifférente, nous sommes invités à demander le chemin de Dieu.

Creusons notre soif de mieux connaître les voies du Seigneur... " Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route " (Ps 24).

Creusons notre humilité, celle d'accepter d'être enseigné par infiniment plus grand que nous : le Seigneur lui-même, Jésus le Christ. Lui est notre référence. Présent dans sa Parole ; présent dans son Corps qu'il édifie avec nous, tout spécialement à chaque Eucharistie ; présent à chaque fois que nous considérons pour lui-même un de ces "petits" dans le besoin, parmi nos frères.

Le Seigneur vient affermir nos cœurs. Il vient orienter toute notre intériorité personnelle vers le Père des cieux : notre mémoire, nos émotions, nos blessures, nos luttes, nos désirs...

Restons éveillés, tendus vers celui qui seul pourra nous combler, vers celui qui vient achever en nous ce qu'il a commencé. Car il est ce Germe de justice (Jr 33) qui fait progressivement son œuvre en chacun, pour peu qu'on le laisse croître.

Chaque année liturgique commence par cette annonce de l'avènement du Seigneur, celui qui est, qui était et qui vient. Il est là, avec nous, lumière discrète dans ce combat contre les ténèbres. Clarté qui annonce la pleine lumière.

samedi, 08 septembre 2018 00:00

Devenir le corps du Christ

En ce dimanche de rentrée, l'Evangile nous met à nouveau devant Jésus qui guérit. C'est central dans sa mission. Bonne Nouvelle qui nous réjouit : Il est venu "guérir les cœurs meurtris, libérer les captifs, ..." ! (Luc 4). Aujourd'hui, dans l'Evangile de Saint Marc, avec la matière de sa propre création, son Souffle et sa Parole, Il ouvre un être tout entier, corps et âme...: "Effata !"

 

Dès lors, de notre côté, de manière centrale dans notre vie chrétienne, l'Evangile nous presse à nous reconnaître blessés, captifs, d'une manière ou d'une autre, pour connaître la joie d’être pansé, délivré, par Jésus. Il y va de notre commune humanité avant tout, bien plus que de catégories de personnes.

 

Ainsi, en cette rentrée, réinterrogeons notre soif profonde. Sachons nous étonner à nouveau d’un tel don jusqu'au sacrifice de Dieu miséricordieux, venu, en son Fils, se lier à nous. Il est venu faire corps avec nous ... Pour que nous devenions son Corps. Nous sommes membres blessés de son Corps, pour qu'en Lui, nous soyons consolés, transfigurés.

 

Chaque jour du Seigneur, à chaque Eucharistie comme source et sommet de notre semaine, nous sommes en communion avec ce corps du Christ, livré pour nous. Vivons par ce Corps que nous formons, en étant en quelque sorte les mains de Dieu : Celui-ci a besoin de nous pour rejoindre concrètement tout homme, et singulièrement tout homme blessé.

 

Dans cette confiance, à tous une bonne rentrée !

 

+ Marc Haeussler, curé

vendredi, 20 avril 2018 00:00

Un bain de soleil

Un bain de soleil...à la kermesse !

Le 4° dimanche de Pâques est dit aussi celui du "bon Pasteur"... "Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis (...)" dit Jésus (Jn 10). Et il poursuit: "je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent..."

Prêtres et paroissiens, continuons à faire connaissance !

Ce samedi a eu lieu la dernière rencontre des cycles de préparation au mariage, occasion de mieux se connaître avec les futurs mariés.

Ce samedi et ce dimanche a lieu la kermesse paroissiale de St-François-de-Sales, occasion, là aussi de mieux se connaître, autour d'une grillade sur une table, dehors, à l'ombre des arbres !

Chaque 2° dimanche du mois a lieu la table ouverte à midi aux salles paroissiales de Jarville, occasion de mieux se connaître tout en mangeant !

Rencontres avant un baptême, rencontres après la Messe, rencontres pour "être deux ou trois en Son Nom" pour prier, rencontres à l'accueil au presbytère, et bien d'autres occasions encore !...

Paroissiens, n'hésitez pas à inviter vos prêtres, ils seront heureux de vous rencontrer, même si la première date proposée ne sera peut-être pas la bonne!

Acceptons que le Christ, Fils de Dieu, seul vrai et bon Pasteur, nous réunisse, tout spécialement pour LA grande rencontre par laquelle Il s'unit à notre humanité ! Alliance par laquelle Il nous donne la Vie en abondance !

Il fait beau, profitons-en, sortons de nos maisons, de tout ce qui peut faire écran entre nous : "perdons" un peu de notre temps à flâner d'un stand à l'autre, d'une boisson fraîche à l'autre, pour papoter !... tous à la kermesse paroissiale !!!

P. Marc Haeussler

vendredi, 13 avril 2018 00:00

Ils n'osaient pas encore y croire

"Ils n'osaient pas encore y croire!"

Les apôtres, à la vue du Christ ressuscité, "n'osaient pas encore y croire" (Jn 24). Une joie contagieuse s'était emparée des disciples d'Emmaüs comme de ceux qui avaient fait la même expérience du Ressuscité.

Pourtant, cette présence de Jésus parmi eux n'a pas été réalisée tout de suite, ni de façon évidente. La manière d'être, unique, de leur maître, a éveillé en eux une reconnaissance : le Christ apporte la paix – à eux qui sont bouleversés – les invite au repas, ouvre leurs intelligences à la compréhension des Ecritures, et leurs cœurs deviennent brûlants. La loi, les prophètes, les psaumes, toutes les Ecritures, se rassemblent, s'unifient, s'expliquent!... C'est toute une Histoire qui s'accomplit, un puzzle qui se constitue, une rencontre annoncée qui se réalise. Dieu a visité son peuple. En traversant avec lui "les ravins de la mort" (psaume 22). Avec le Fils de Dieu désormais, en croyant en Lui, tout homme peut réaliser le même passage, la même Pâque.

"Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie,
parce que nous aimons nos frères."
(1Jn 3, 14)... Prémisses de résurrection, aussi, à chaque fois que nous apprenons à mieux aimer. La vie éternelle nous est insufflée maintenant, tout spécialement quand nous laissons le Christ ressuscité nous rejoindre, spécialement là où ça fait mal. Là où nous sommes blessés. L'attendons-nous vraiment? Avons-nous vraiment besoin de Lui? Laissons-le nous aider à reconnaître notre blessure, personnelle et collective - notre commune humanité, souvent défigurée.

Oui, Jésus ressuscité, viens nous guérir de ta lumière, viens nous transfigurer !

Père Marc Haeussler

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