Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 18 février 2015 : Mercredi des cendres

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: mercredi, 18 février 2015
  • Prêtre Homélie: François Geoffroy
  • Lectures:

    Livre du prophète Joël 2, 12 – 18.

    Psaume 50.

    Deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 5, 20 – 6, 2.

    Evangile selon saint Matthieu 6, 1 – 6. 16 – 18.

  • Homélie:

    Le Carême est un temps pour la Renaissance. Nous sommes nés à la vie un certain jour et depuis, nous sommes invités par le Seigneur à naître à ce pour quoi nous sommes faits. Cette deuxième naissance est permise par la relation avec les autres et Dieu. Seuls, nous avons du mal à nous juger. Nous ne pouvons le faire que dans le regard des autres. Si ce regard est là pour nous aider, nous nous épanouissons. Si ce regard est là pour nous détruire, nous connaissons la haine et le découragement.

    Jésus nous propose trois caricatures. La première est l’homme qui fait l’aumône : il ne le fait pas par amour pour les autres mais pour sa propre gloire. Le deuxième est une caricature de la relation à Dieu : est-il guidé par l’amour de Dieu ou par le besoin qu’on dise du bien de lui ? Enfin, le troisième, le visage d’ascète, montre qu’il est capable de faire des efforts.

    Ces trois individus vont vers les autres avec arrogance. Jésus nous aime ; il met donc le doigt sur ce qui nous éloigne de la solidarité avec les autres. Jésus va en mourir. Mais c’est comme dans le Magnificat : « il disperse les superbes, il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles ». Comme le dit Isaïe, « il ne casse pas le roseau qui fléchit » (42, 2 – 3). C’est différent du Pharisien qui remercie Dieu de ne pas être comme les autres. Ce regard n’aime pas, il ne s’occupe pas de savoir pourquoi le publicain en est là, il ne cherche pas à l’aider. Il enferme l’autre et le juge.

    Il est dommage que le mot décence soit connoté. Décence, cela signifie aborder l’autre avec respect et réserve. Avec réserve car nous sommes conscients de nos péchés, de nos limites. Nous avons 40 jours pour renaître les uns par les autres mais aussi par la Parole de Dieu. Faisons un effort pour être guidé par la décence. Ayons de la retenue pour ne pas blesser l’autre. La décence permet que l’autre arrive à une plus belle humanité. Avec la décence, nous pouvons dire que nous ne sommes pas parfaits, que ce n’est pas parce que nous sommes là que nous sommes meilleurs. Les cendres montrent cet état d’humilité.

    Père François Geoffroy.

    Notes prises lors de l’homélie du mercredi 18 février 2015 à Jarville.