Paroisses Nancy-Sud

Homélies du 29 mars 2015 : Rameaux

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 29 mars 2015
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre d’Isaïe 50, 4 – 7.

    Psaume 21.

    Lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens 2, 6 – 11.

    Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc 14, 1 – 15, 47. 

  • Homélie:

    Nous venons d’entendre le récit de la Passion qui nous fait entrer dans la Semaine Sainte. C’est un des moments les plus importants de l’année. Ce long récit nous permet de découvrir plusieurs choses.

    Nous découvrons l’amour de Dieu pour nous, amour qui se manifeste dans le Christ. C’est lui qui donne sa vie (« ma vie, nul ne la prend). Lorsqu’il choisit de monter à Jérusalem, il sait qu’il va mourir. Il nous aime jusqu’au bout. Il répond ainsi à l’amour de son Père. Ce n’est pas qu’il veut mourir (« Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux »).

    Lorsqu’on leur demande, beaucoup de gens sont prêts à croire que Dieu nous aime. Mais qu’en savons-nous ? Dieu ne nous l’a pas seulement dit, il nous l’a montré. Le crucifié est la réponse de Dieu  nous souffrances (terrorisme, chômage,…). C’est la réponse avec laquelle il prend sur lui chacun de nos péchés. Il le fait pour s’unir à nous. Il ne se retire pas du monde mais se fait communion. C’est ce que nous célébrons le Jeudi Saint, avec le lavement des pieds : comme dans l’Eucharistie, le Christ se fait nourriture.

    Il faut parler de communion au pluriel : communion entre Dieu et nous et communion entre chacun de nous. Le Père et le Fils sont pleinement unis : c’est la première communion. Dieu qui est amour ne peut pas faire autre chose que d’être en communion avec nous. Jésus prend nos souffrances pour que nous puissions être solidaires de sa souffrance. Il partage notre humanité pour que nous partagions sa divinité.

    Entrons dans la Semaine Sainte. Accompagnons le Christ. Pâques signifie « passage ». Que cela soit un passage pour nous. Cela sera un passage dans les semaines, les mois à venir pour les enfants qui vont faire leur première communion ou leur profession de foi, aussi pour ceux qui seront baptisés et deviendront ainsi enfants de Dieu.

    Réjouissons-nous de l’amour de Dieu. Ce n’est pas un Dieu là-haut. C’est un Dieu qui s’est fait proche il y a 2000 ans et qui continue de se faire proche. Amen.

    Père Philippe Gauer.

    Notes prises lors de l’homélie du samedi 28 mars 2015 à Chavigny.

    - - - - -

    Nous venons d’entendre un long récit qui nous explique comment Jésus a été condamné et est mort sur la croix. C’est un jour important qui va nous conduire à Pâques où nous fêterons la résurrection de Jésus.

    Si nous sommes là, c’est sûrement parce que nous croyons en Dieu. Ce n’est pas facile. Nous ne devons pas avoir peur de dire que c’est difficile. Pourtant, nous croyons. Croyons-nous aussi que Dieu nous aime ? Parfois, nous nous posons beaucoup de questions, en voyant la mort, la violence, les maladies. Est-ce que Dieu nous aime vraiment ? Comment être sûr que Dieu nous aime ? C’est la question la plus importante. Seuls les chrétiens peuvent y répondre. C’est parce qu’il s’est sacrifié pour nous. La croix est une mort horrible. Nous sommes sûrs de l’amour de Dieu car il a donné sa vie pour nous. Des hommes, des femmes en ont été témoins. Jésus monte à Jérusalem où il sait qu’il va mourir pour donner sa vie pour nous. Il aurait pu aller ailleurs, continuer les miracles en Galilée. Non, il veut vraiment nous donner son pardon, sa vie. Jésus nous aime jusqu’au bout. Cet amour, cette mort sur la croix n’est pas un échec. Cet amour est plus fort que tout parce que dimanche prochain nous fêterons la résurrection. L’amour est plus fort que le mal, la mort, tous nos péchés. Samedi, Fanny sera baptisée. Dimanche, plusieurs enfants seront aussi baptisés. Nous qui sommes baptisés, nous avons la vie de Dieu en nous. Dieu nous aime et nous donne sa vie. Venir communier, venir recevoir l’Eucharistie, l’hostie, c’est accueillir la vie de Dieu en nous. C’est la richesse des chrétiens : nous savons que Dieu nous aime tellement qu’il ne reste pas au ciel, qu’il veut habiter notre cœur.

    Nous savons que Dieu nous aime mais nous, est-ce que nous l’aimons ? Jésus nous aime jusqu’à la croix et moi, jusqu’où suis-je prêt à aimer Dieu ? Quelle place suis-je prêt à laisser à Dieu chaque jour ? A Dieu qui veut habiter dans mon cœur ? C’est facile de dire que l’on croit dans un Dieu là-haut qui nous aime. Mais comment Dieu veut-il nous aimer aujourd’hui ? En descendant dans notre cœur.

    Comment puis-je l’accueillir ? Est-ce que je veux vraiment l’accueillir ou est-ce que je mène ma vie sur terre et lui là-haut ? Est-ce que je crois que Dieu m’aime et veut se faire proche de moi ? Est-ce que je veux vivre avec lui dès maintenant ? Lors de l’entrée à Jérusalem, les gens l’acclament, puis quelques jours plus tard crient « Crucifie-le ». Pierre dit qu’il sera toujours fidèle puis affirme ne pas connaître Jésus. Est-ce que cela ne nous arrive pas à nous aussi ? A l’école, osons-nous dire que nous allons à la messe ? C’est valable pour les adultes : est-ce que je dis à mes collègues que je vais à la messe tous les dimanches parce que Dieu m’attend ? Dieu a tout donné et moi je le laisserai en haut ? Comment puis-je vivre pendant des mois comme si Dieu n’était pas mort pour nous ? Comme s’il ne se donnait pas dans l’Eucharistie ? Il faut regarder la croix et voir comment Dieu nous a aimé. Suis-je prêt à me laisser aimer par Dieu ? A accompagner Jésus toute cette semaine : Jeudi Saint, Vendredi Saint, Vigile pascale ? C’est un chemin de croix, mais aussi un chemin d’amour. L’amour est exigent, il demande du temps. Quelle place fais-je à Dieu aujourd’hui, cette semaine, toute ma vie ?

    Même les apôtres dorment au lieu de prier avec Jésus. Que faisons-nous ? Dormons-nous tout de suite ou prions-nous avant ? Faisons-nous la grasse matinée ou prions-nous ? Ne culpabilisons pas mais posons-nous la question quand même.

    Comment suis-je prêt à aimer celui qui nous a aimé, que nous célébrons chaque dimanche dans l’Eucharistie ? Amen.

    Père Philippe Gauer.

    Notes prises lors de l’homélie du dimanche 29 mars 2015 à Jarville.