Paroisses Nancy-Sud

Homélies du 31 mai 2015 : Sainte Trinité

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 31 mai 2015
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer et Robert Choné
  • Lectures:

    Livre du Deutéronome 4, 32 – 34. 39 – 40.

    Psaume 32.

    Lettre de saint Paul aux Romains 8, 14 – 17.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28, 16 – 20. 

  • Homélie:

    Mais qui est Dieu ? Quelle est la bonne religion ? Ces questions sont le thème de la première lecture. Ce texte a été écrit il y a 2500 – 3000 ans. Les questions que nous nous posons aujourd’hui ne sont donc pas nouvelles. Sans cesse, l’homme invente de nouvelles religions, avec toujours cette question : qui est Dieu ?

    La première lecture conseille : « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé ».  Quel est le Dieu qui aime vraiment ? Quel est le Dieu qui a voulu faire une alliance ? Quel est le Dieu qui est venu partager notre vie et nous partager cette vie, cette vie qui sera reçue aujourd’hui par les enfants pour la première fois ? Quel est le Dieu qui ait vécu le pardon jusqu’au bout ? Il n’y a pas d’autre Dieu que celui qui vit l’amour jusqu’au bout car il est amour.

    C’est un seul Dieu dans lequel il n’y a que de l’amour. Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont tellement unis par l’amour qu’il n’y a qu’un seul Dieu. C’est cela la communion, c’est ne faire plus qu’un avec. Le Père et le Fils sont unis par l’Esprit Saint. C’est le grand mystère de l’amour de Dieu.

    A part unir le Père et le Fils, que fait l’Esprit Saint ? Il a trois actions magnifiques.

    *Il est descendu sur Marie le jour de l’Annonciation. Ainsi, Marie est devenue mère de Dieu et Jésus a pu naitre.

    *La deuxième action est rappelée par saint Paul. Lors du baptême de Jésus, l’Esprit Saint descend sur lui, comme il est descendu sur chacun de nous le jour de notre baptême. La vie de Dieu est descendue en nous. Prenons conscience de notre dignité : nous sommes les enfants de Dieu. Nous participons à la vie de Dieu. Un jour, nous quitterons cette terre pour entrer dans la vie éternelle. Alors nous ne croirons plus en Dieu : nous le verrons.

    *La troisième action : nous en serons les témoins tout a l’heure, quand Jésus, à travers le prêtre, va prier son Père : « Père, envoie ton Esprit sur ce pain et ce vin pour qu’ils deviennent mon corps et mon sang. Ce n’est pas du pain que nous recevons à la communion : c’est vraiment la vie de Dieu. Les enfants, vous allez tenir Dieu dans vos mains.

    Qui est Dieu ? C’est celui qui se fait tout petit, qui ne s’impose pas, qui ne condamne pas, qui frappe à la porte de notre cœur. Suis-je prêt à ouvrir mon cœur ? C’est pour cela que communier est si important. Suis prêt à accueillir Dieu dans mon cœur ?  C’est vraiment la bonne question : suis-je prêt à ouvrir mon cœur pour accueillir ce Dieu qui veut combler ma vie et rendre mon cœur meilleur. Ce n’est pas « Notre Père qui êtes aux cieux et restez-y ». Je ne peux pas laisser Dieu seul là-haut et moi me débrouiller ici. C’est exigeant. C’est exigeant quand je découvre que Dieu veut vivre avec moi. Vivre avec les autres, cela signifie faire attention à eux. C’est ce que nous faisons dans nos familles (pensons aux mamans dont c’est la fête). C’est pareil avec Dieu. Je l’aime tellement que je veux l’accueillir dans ma vie. Pas seulement aujourd’hui : je veux continuer de l’accueillir. Il s’agit de faire le choix de croire que Dieu aime et veut venir habiter dans notre vie. C’est notre réponse, libre, à l’amour de Dieu. Comment peut-il y avoir plus de paix, de justice, d’amour, si nous ne vivons pas avec Dieu ?

    Osons croire à l’amour, aimer notre Dieu et nous aimer les uns les autres. Que ce soit notre choix, notre vie. Amen.

     

    Père Philippe Gauer

     

    Notes prises à partir de l’homélie du dimanche 31 mai 2015 à Jarville.

     

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    C’est une page magnifique. Il s’agit de la fin de l’évangile de saint Matthieu, qui contient toute la force de notre mission. L’Eglise est née sur une terre païenne, aux périphéries. Elle est ouverte sur le monde et non pas enfermée dans ses murs. Jésus dit « allez », « sortez », « partez », « quittez » ; c’est tout le contraire d’être enfermé dans ses principes. « Allez », c’est n’est pas la marche arrière. « Allez », c’est avoir confiance. C’est un acte libre. Il ne faut pas mettre sa foi au congélateur. La foi se multiplie en se risquant. Il n’est pas facile de quitter ses certitudes, d’entendre que c’est dehors que se vit la foi. Vivre sa foi dans son quartier, dans son travail,… est dur. Nous sommes des hommes de peu de foi.

    Il ne reste que 11 disciples, mais Jésus reste proche de tous ceux qui souffrent d’un deuil cruel, de critiques injustes,…

    Etre baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, c’est être habité de la Sainte Trinité. Quand on trace le signe de croix, on reconnaît que l’on est habité de l’amour de Dieu. Chacun est revêtu par la maternité et la paternité de Dieu. Oui, Dieu est mère. Il nous invite à donner la vie, charnellement et spirituellement.

    Chacun, nous sommes revêtus du Christ marchant du côté des pécheurs. Soyons engagés pour lutter contre la misère, contre l’injustice. Le pape nous encourage à être les frères de ceux qui sont sans toit, sans travail,… Soyons spirituels avec les autres : nous « sommes enceints de Dieu », Dieu nous habite et habite l’autre. Il ne s’agit pas de faire du prêchi-prêcha, il s’agit d’être envahi d’une immense charité.

    Il faut du courage pour sortir au devant des hommes. Mais les derniers mots de Jésus sont : « Moi, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps ». C’est une promesse qui doit nus donner des ailes.

     

     

    Père Robert Choné

     

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 29 mai 2015 à Laneuveville.