Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 05 juillet 2015 : La révolte contre Dieu comme signe d'un manque de foi

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 05 juillet 2015
  • Prêtre Homélie: Gérard Nduwimana
  • Lectures:

    Livre du prophète Ezéchiel 2, 2 – 5.

    Psaume 122.

    Deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens 12, 7 – 10.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 1 – 6.

  • Homélie:

    En méditant la première  lecture et l’Evangile qui nous sont proposés aujourd’hui, nous pouvons remarquer un sentiment de révolte contre Dieu révélé aussi bien dans la prophétie d’Ezéchiel que dans l’Evangile selon St Marc. En effet, dans la 1e Lecture, Ezéchiel est chargé par Dieu d’aller vers un peuple de rebelles, un peuple révolté contre son Dieu. Certes, ce peuple est en exil et par conséquent connaît beaucoup de souffrances : domination par un autre peuple, persécution, absence du temple. Mais ces épreuves peuvent-elles justifier leur manque de foi jusqu’à la révolte contre Dieu ? Autrement, la souffrance est-elle une raison suffisante pour perdre la foi, l’amour de Dieu et l’espérance ?

    Le témoignage de St Paul ne nous permet pas de justifier ce sentiment de révolte contre Dieu, peu importe la situation dans laquelle un chrétien se trouve. Ce passage de la deuxième lettre aux Corinthiens nous montre là où Paul a puisé des forces pour rester fidèle au Christ et à sa mission. C’est avec la force de la confiance qu’il a pu résister contre les insultes, les contraintes, les persécutions, les situations angoissantes. Paul a mis toute sa confiance dans la grâce du Seigneur : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ».

    Quand Marc nous dit que les auditeurs de Jésus étaient profondément choqués à son sujet, on peut se demander où se trouve le vrai  problème. Certainement pas au niveau de son enseignement mais à son sujet, sa personne, son identité. Marc conclut en affirmant que Jésus s’étonna de leur manque de foi.

    En effet, notre foi est liée à la personne du Christ, à la confiance que nous avons en lui. Ce ne sont pas les difficultés, les épreuves, la souffrance qui nous éloignent de Dieu mais un manque de foi en lui. Nous voyons des pays où règnent la violence, la faim, la persécution, les situations angoissantes, mais en même temps des témoignages impressionnants d’une foi chrétienne authentique. La raison est que ces gens mettent leur confiance en l’amour et miséricorde du Seigneur. Evitons ce sentiment de révolte qui ne fait que détruire le cœur et nous éloigner de Dieu. Faisons plutôt confiance en Dieu qui nous aime et veut toujours le bonheur de ses enfants que nous sommes. A l’exemple de St Paul, que rien ne nous arrache à l’amour du Christ.

    Les gens dont on nous parle dans ces lectures ont oublié que Dieu n’abandonne jamais les siens. Cette révolte est le signe d’un manque de foi, une absence de confiance. Certes, les gens qui ont perdu la foi sont plus difficiles à réévangéliser que ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus. De plus, ce n’est pas toujours facile d’annoncer la bonne nouvelle aux siens, aux voisins, aux collègues. Mais nous devons être des prophètes dans nos milieux de vie, nos milieux professionnels. Demandons à l’Esprit Saint la force de témoigner de la foi au milieu des épreuves et dans nos milieux de vie. Ne soyons pas paralysés par la peur d’un apparent échec mais soyons sûrs que la Parole de Dieu agit toujours quand Dieu le veut et comme il le veut. Amen.

    Père Gérard Nduwimana

    Homélie du samedi 04 juillet à Laneuveville et du dimanche 05 juillet à Jarville.