Paroisses Nancy-Sud

Homélies du 02 août 2015 : Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, celui qui croit en moi n'aura jamais soif

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 02 août 2015
  • Prêtre Homélie: Gérard Nduwimana et Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre de l’Exode 16, 2 – 4. 12 – 15.

    Psaume 77.

    Lettre de saint Paul aux Ephésiens 4, 17. 20 – 24.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 24 - 35.

  • Homélie:

    Dimanche dernier, nous avons entendu dans l’Evangile le récit de la multiplication des pains. Les cinq mille hommes, qui ont été nourris à satiété à partir de cinq pains multipliés par Jésus, n’ont pas saisi le sens de son geste.

    Le passage d’Evangile que nous venons d’entendre donne le sens du miracle de la multiplication des pains. Il donne l’identité de Celui qui a nourri autant de monde  avec seulement cinq pains. Jésus se révèle lui-même qui Il est : Moi, je suis le Pain de la vie.

    L’Eglise nous invite aujourd’hui à regarder Jésus comme notre Pain de la vie. A partir de ces lectures d’aujourd’hui, j’aimerais vous partager ces trois choses qui ont guidé ma méditation :

    1°) L’enthousiasme des débuts dans la vie de foi

    2°) Le problème de relâchement dans la vie spirituelle

    3°) L’Eucharistie comme lieu privilégié  de la croissance spirituelle en union avec le Christ

     

    1. L’enthousiasme des débuts dans la vie de foi

    La Parole de Dieu nous montre comment le peuple  d’Israël, dans ses débuts, observait avec une grande fidélité la loi de Dieu. Il disait : « Tout ce que Dieu nous a dit, nous le mettrons en pratique ». Il célébrait les fêtes prescrites avec soin. Mais avec l’épreuve de la faim dans le désert, les gens ont oublié tout le bien que Dieu leur a fait en les délivrant de l’esclavage d’Egypte. Ils ont préféré le pain de l’esclavage au pain de la liberté qui exige toujours un certain degré de sacrifice. La conséquence, c’est le désir du retour en arrière, le relâchement dans son engagement de poursuivre le chemin de la liberté, le chemin qui conduit à la terre promise.

     

    2. Le problème du relâchement dans la vie spirituelle

    La Parole de Dieu nous montre également des moments de relâchement, d’infidélités qu’a connus le peuple d’Israël. Souvent, la cause est la préférence des biens matériels aux biens spirituels. Dans le désert, la peur du manque l’a poussé à perdre la confiance en Dieu et à récriminer contre lui. Le rêve des Israélites dans leur épreuve de la faim au désert était le retour en Egypte, le retour à la domination du Pharaon pourvu qu’ils aient à manger. Mais la volonté de Dieu est que son peuple progresse, avance sur le chemin de la liberté. Pour cela, Dieu leur donne le pain qui fortifie leur confiance pour continuer leur route.

     

    3. La croissance spirituelle en union avec le Christ, Pain de la vie

    A ceux qui avaient fait l’expérience de la multiplication des  pains, Jésus se révèle comme le Pain de la vie, Celui qui comble la faim des hommes. En effet, l’homme a non seulement le besoin du pain du boulanger mais aussi le besoin du pain spirituel que Jésus donne. Ce pain de la vie, nous le recevons dans l’Eucharistie quand le Christ donne son corps pour le salut de tous.

    Le concile Vatican II affirme que l’Eucharistie est « la source et le sommet de la vie chrétienne ». Notre croissance spirituelle dépend de notre union au Christ. La communion au corps et au sang du Christ conduit à cette union, source de la vie spirituelle. Jésus a précisé à ses disciples : celui qui mange mon corps et boit mon sang a la vie éternelle. Comme nous désirons tous la vie éternelle, nous sommes appelés à nous approcher le plus souvent possible de la table eucharistique pour recevoir le Pain de la vie. Ainsi, nous progresserons dans l’amour de Dieu et du prochain, condition pour l’union au Christ, Pain de la vie.

     

    Père Gérard Nduwimana.

     

     

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    Au cœur de l’été, les trois lectures nous invitent à une réflexion profonde sur le sens de notre vie et sur notre foi.

    Dans le passage de l’Exode, les Hébreux sont dans le désert. Le désert est le lieu de la solitude, le lieu où l’on peut se perdre. Et les Hébreux se sont effectivement perdus : Ils manquent de confiance en Dieu et ils regrettent leur passé, alors qu’ils ont vu des grands signes au moment de leur libération avec la traversée de la mer Rouge. Cela peut être rapproché de la foi d’Abraham qui est mise à l’épreuve. Dieu demande à Abraham de quitter son pays et Abraham lui fait confiance. Dieu lui demande également de sacrifier Isaac, son fils unique. Dieu lui a promit une descendance  aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel et les grains de sable ; Abraham a confiance en Dieu, en sa promesse et lui obéit. Il n’a pas besoin de signe, il croit. Il est bien notre Père dans la foi.

    Etre croyant, ce n’est pas seulement croire. C’est transformer notre façon de vivre et de penser. Il s’agit de ne plus vivre comme des païens mais au contraire de vivre en enfant de Dieu en participant à la vie de Dieu. 

    Avec la manne, les Hébreux ont eu un nouveau signe et pourtant ils continuent de douter. Après la multiplication des pains par Jésus, la foule demande encore un signe. Mais Jésus ne leur promet pas un autre signe que le pain de vie. Qu’est-ce que ce pain de vie qui descend du ciel ? C’est l’Eucharistie, la communion. En communiant, nous ne recevons pas seulement le corps du Christ : nous participons à la vie du ressuscité. Cela nous transforme en profondeur. Nous sommes appelés à vivre d’une vie nouvelle. Pour cela, faisons le choix du Christ, faisons le choix de l’Eucharistie. 

     

    Père Philippe Gauer.

     

    Homélie du dimanche 02 août à Jarville.