Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 04 octobre 2015 : Ce que Dieu a unit, que l'homme ne le sépare pas

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 04 octobre 2015
  • Prêtre Homélie: Ferdinand Kimamara
  • Lectures:

    Livre de la Genèse 2, 18 – 24.

    Psaume 127 (128).

    Lettre de saint Paul apôtre aux Hébreux 2, 9 – 11.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 2 – 16.

  • Homélie:

    A la question « est-il permis de répudier sa femme ? », Jésus répond « ce que Dieu a unit, que l’homme ne le sépare pas ». Cette question est une question piège en rapport avec la Loi. La Loi sert de guide, de référence. Les pharisiens ne sont pas bien attentionnés. Ils cherchent de quoi accuser Jésus. Ils poussent Jésus à se prononcer sur ce qui est du divorce. Pour répondre, Jésus les renvoie à la Loi elle-même, au Pentateuque. Qu’a prescrit Moïse ? Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition de faire un acte de répudiation. Jésus est venu comme un nouveau Moïse. Fatigué par l’endurcissement du cœur des gens, Moïse avait été obligé d’accorder cette loi. C’est ce que Jésus répond.

     

    La Parole de Dieu est vivante, elle est toujours actuelle. Pensons à la société d’aujourd’hui, aux familles disloquées, au mariage vu comme un contrat à l’essai. Les premières victimes sont les enfants. Jésus, nouveau Moïse, est venu pour remettre les choses en ordre. Il est venu pour nous sauver. Il nous appelle à changer de vie en accueillant sa Parole. Mais l’homme voudrait choisir le moindre effort, ne pas accepter d’effort. C’est notre côté du mal, qui nous fait toujours voir les défauts des autres. Nous ne pouvons pas donner ce que nous n’avons pas : le pardon que nous donnons, nous le recevons de Dieu.

     

    Il faut bien peser les mots de Jésus. « Ils ne sont plus deux mais une seule chair. » Ignorer les saintes écritures, c’est ignorer la Loi. Il n’est pas question de répudier sa femme. Comme les disciples, nous n’avons pas tout compris. N’hésitons pas à l’interroger.

     

    Quand Jésus accueille un enfant, il nous invite à entrer dans sa logique. Il aime tout le monde, il s’est fait petit. Allons vers Dieu comme un enfant vers le Père. Nous sommes les enfants d’un Père très aimant.

     

    Père Ferdinand Kimamara.

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 03 octobre 2015 à Laneuveville.