Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 25 octobre 2015 : Rabbouni, que je retrouve la vue

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 25 octobre 2015
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre du prophète Jérémie 31, 7 – 9.

    Psaume 125 (126).

    Lettre de saint Paul apôtre aux Hébreux 5, 1 – 6.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 46b – 52.

  • Homélie:

    Les deux lectures ont deux problématiques différentes, mais d’actualité pour nous.

     

    Dans la première lecture, c’est la misère du peuple en déportation, la misère, la famine. Le texte garde sa force, son actualité. Si chez nous il y a des questions difficiles (le chômage, les problèmes économiques), il y a des problèmes plus graves pour d’autres populations. Moins de 10% de la population possède 90% des richesses mondiales. Tant de misères, tant de migrants frappent à notre porte. Prenons conscience de ce qui se vit au Moyen Orient, en Afrique, en Palestine. Des hommes et des femmes bafoués n’ont plus de droits. Des hommes et des femmes trop nombreux vivent dans des conditions dramatiques. Le pape dénonce l’indifférence collective. Avons-nous les yeux fermés ou rivés sur nous ? Dieu pose la question : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ». Prions Dieu d’ouvrir notre cœur, pour qu’il reste attentif. Nous avons besoin d’accueillir le pardon de Dieu pour nous réconcilier avec nous-mêmes puis avec les autres.

     

    Cela rejoint la deuxième lecture. Dieu n’est pas venu simplement pour nous sauver de la misère, de la souffrance, mais pour nous sauver du péché. Parfois, nous ne comprenons pas que nous avons besoin d’être sauvés. Etre sauvés de ce qui nous conduit à la mort. Mais pour les chrétiens, la mort est le chemin vers la vie éternelle. Nous avons besoin d’être pardonnés, d’être sauvés de tout ce qui nous détourne de Dieu, de tout ce qui nous empêche d’aimer vraiment. Aimer vraiment, c’est ce que nous ferons au ciel.

     

    Comme Bartimée, crions vers Jésus. Seul le Christ nous apporte la vraie joie. Si nous ne crions pas, nous restons sur le bord du chemin. Reconnaissons que le Christ est le seul sauveur. Prier, c’est crier vers le Christ, c’est faire monter une prière de confiance, c’est intercéder pour notre monde, pour notre propre salut.

     

    La réponse de Jésus « Que veux-tu que je fasse ? » est pour nous. Nous avons à y  répondre. Autrement, que faisons-nous ici ? Si nous venons à la messe, c’est pour une rencontre, rencontre qui doit déboucher sur la joie et nous donne ce que le cœur désire. Tout à l’heure, nous allons vivre une véritable rencontre. Quand nous communions, Jésus nous repose la question : « Que veux-tu que je fasse ? ». La foi est en jeu. Attendons-nous quelque chose de Dieu ? Croyons-nous qu’il nous aime personnellement ? Dieu est là, il veille sur nous, mais il ne fera rien si nous n’ouvrons pas notre cœur. Ne laissez pas le Christ sans réponse, il est là, ouvrez-lui votre cœur. Amen.

     

    Père Philippe Gauer

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 24 octobre à Laneuveville.