Paroisses Nancy-Sud

Homélies du 13 décembre 2015 : Réjouis-toi

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 13 décembre 2015
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre du prophète Sophonie 3, 14 – 18a.

    Cantique : Isaïe 12 4, 2 – 3, 4bcde, 5 – 6.

    Lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens 4, 4 – 7.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 3, 10 – 18. 

  • Homélie:

    Miséricordes sicut Pater (Miséricordieux comme le Père). Nous n’avons plus trop l’habitude de chanter en latin. Nous devons prendre conscience de ce que nous vivons avec ce petit refrain. C’est le chant officiel de l’année sainte. Dans toutes les paroisses du monde entier, nous chantons ce même chant, dans la même langue, chacun avec ces mêmes mots.

    La première et la deuxième lectures nous invitent à pousser des cris de joie, à nous réjouir, et être toujours joyeux. Pourquoi entrer dans la joie ? Le troisième dimanche de l’Avent est le dimanche de la joie car le Christ vient. C’est aussi le début de l’année sainte. Une année sainte s’appelle un jubilé : une année pour se réjouir. Ce mardi, à Rome et dans tous les diocèses, beaucoup de gens sont entrés dans l’année de la miséricorde. A Nancy, l’église Saint-Sébastien est l’église jubilaire. Il faut y aller pour franchir la porte de la miséricorde. La Porte sainte a été construite et nous sommes invités à y entrer. Qu’est-ce qu’une porte sainte ? Elle symbolise l’entrée et l’ouverture. Quelle est cette porte de la miséricorde ? C’est l’amour, la tendresse, le pardon de Dieu. C’est le cœur du Christ ouvert sur la croix. Il ne peut pas se refermer car il brule d’amour, il est passionné d’amour pour chacun de nous. La  première porte que nous sommes invités à franchir, c’est le cœur de Jésus.

    La source jaillissante de l’amour se déverse sur nous. La première porte est notre baptême. Nous sommes plongés dans la miséricorde de Dieu. Tout à l’heure, nous ferons une procession jusqu’au baptistère pour nous signer.

    Dieu nous aime, même si le monde semble fou, souffre. Nous avons le droit d’être dans la joie et nous devons l’être car le Christ est là. Le Christ nous aime, nous sauve. Il veut répandre sa miséricorde sur tous. Que personne ne se sente exclu de la miséricorde de Dieu. Voulons-nous d’un Dieu qui juge, condamne ? Ou croyons-nous en un Dieu de miséricorde ? Etre plongés dans la miséricorde de Dieu doit être une source de joie.

    Il y a trois pistes pour cette année.

    La miséricorde, c’est Dieu qui pardonne, Dieu qui sauve. Dieu nous sauve du péché, de ce qui nous coupe de lui quand nous lui disons non. La première piste est d’accueillir le pardon de Dieu dans nos vies. Concrètement. Il faut le demander. Il ne faut pas laisser l’année sainte sans s’être confessé une fois. C’est là où Dieu change les cœurs. Le prêtre voit comment le pardon de Dieu transforme. Dieu se réjouit de nous voir habités de sa miséricorde. Le moyen pour nous offrir sa miséricorde a été choisi et voulu par le Christ. Il a appelé les apôtres pour cela, pour le sacrement de Réconciliation : « Ce que tu auras délié sur terre … ». Il est fondamental, essentiel d’entendre le prêtre nous dire « je te pardonne ».

    C’est une année pour accueillir le pardon, mais aussi pour pardonner. Nous avons tous des pardons que nous n’arrivons pas à donner. La deuxième piste est de pardonner du fond de notre cœur. Autrement, il y a des abcès dans notre cœur. Celui qui ne pardonne pas souffre aussi. C’est le chemin de la libération, de la joie.

    La troisième piste est « Soyez miséricordieux comme le Père est miséricordieux ». N’ayons pas peur de vivre les œuvres de miséricorde. Allons visiter les malades, …

    Les trois pistes sont donc :

    *Se confesser au moins une fois, voire deux fois, avant Noël et avant Pâques. Il faut reprendre cette bonne habitude.

    *Pardonner à quelqu’un du fond de notre cœur.

    *Donner de l’importance aux œuvres de miséricorde.

    Choisir Dieu, c’est choisir la sainteté, vouloir être renouvelés dans notre baptême, vouloir être miséricordieux comme le Père. Amen.

    Père Philippe Gauer

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 12 décembre à Laneuveville.

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    Dans la lecture, il y a un mot important : « Réjouissez-vous ». Etes-vous heureux ? Y a-t-il de la joie dans votre cœur ?

    Pourquoi sommes-nous dans la joie ? Nous sommes dans la troisième semaine de l’Avent, c’est-à-dire que nous approchons de Noël. Nous avons donc trois raisons d’être dans la joie. Lesquelles ?

    *Nous nous réjouissons parce que Jésus est né il y a 2000 ans à Bethléem.

    *Mais ce n’est pas seulement un événement du passé. Nous nous réjouissons parce qu’il va se passer quelque chose cette année. C’est la venue de Jésus dans notre cœur. Nous ne faisons pas la fête pour le passé. Nous nous rappelons du passé et c’est pour cela que quelque chose se passe aujourd’hui. Il y a 2000 ans, des gens n’ont rien vu, contrairement aux bergers, aux mages. Et nous, saurons-nous l’accueillir ? Le temps de l’Avent est un temps pour préparer notre cœur.

    *Le troisième motif. Nous savons qu’un jour Jésus reviendra. A la fin des temps, il reviendra d’une façon nouvelle. C’est la promesse de sa venue à la fin des temps pour sauver toute l’humanité.

    Ce sont trois motifs pour bien vivre ces dix derniers jours avant Noël.

    Poursuivons notre réflexion sur l’année sainte, voulue par le pape François. Que sait-on de plus important sur Dieu ? Il aime tout le monde, y compris ceux qui font du mal. Son amour est fou. Nous avons une année complète pour nous réjouir de son amour fou. Il nous visite, il nous pardonne, il veut la joie dans le cœur de tous les hommes. Comment accueillir cette joie ? Nous pouvons franchir une porte, la porte de l’amour de Dieu. A Saint-Sébastien, une porte a été créée pour cela. Comment la franchir ? Le baptême est une porte qui nous fait entrer dans l’amour de Dieu et qui fait entrer l’amour de Dieu en nous. En sommes-nous heureux ? Il y a parfois des choses qui ne sont pas belles dans notre cœur : tristesse, violence, jalousie, mensonge, même si nous ne le voulons pas. Cela nous rend tristes. C’est pour cela que Jésus est venu. Il ne veut pas nous laisser dans la tristesse. Cette joie, nous la trouvons dans le baptême, l’Eucharistie, la confession.

    Nous allons faire un petit geste pour montrer que nous voulons que l’amour de Dieu rentre en nous. Allons jusqu’au baptistère pour nous signer. Jésus, remplis-moi de ton amour. Jésus, remplis-moi de ta miséricorde. En aimant comme Dieu aime, la joie sera dans nos cœurs. Nous n’en sommes pas capables : demandons alors à Dieu de venir en nos cœurs.

    Père Philippe Gauer

    Notes prises à partir de l’homélie du dimanche 13 décembre à Jarville.