Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 27 mars 2016 : Pâques

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 27 mars 2016
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre des Actes des Apôtres 10, 34a. 37 – 43.

    Psaume 117 (118).

    Lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens 3, 1 – 4.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 1 – 9. 

  • Homélie:

    Frères et sœurs,

     

     

    Aujourd’hui, un triple motif de joie nous rassemble. Le premier est la fête de Pâques, la résurrection du Christ. Le deuxième est l’actualisation du mystère de Pâques dans le cœur de huit enfants qui vont être baptisés. Le troisième est la vie éternelle qui nous est promise au ciel et qui dépend de la résurrection du Christ.

     

    Le premier motif est donc la résurrection du Christ. C’est une réalité historique. Par trois fois, Jésus l’avait annoncé à ses disciples qui, sur le moment, n’ont rien compris. Ils ne comprennent pas non plus quand le Christ ressuscité apparaît devant eux. Ils crieront même « au secours, un fantôme ». L’Eglise commençait bien. Les femmes puis Pierre et Jean voient le tombeau vide. Ils en témoignent à en mourir martyr. Ils sont sûrs que le Christ est ressuscité. Il n’est pas venu pour supprimer les souffrances, mais les transformer pour en faire un chemin vers la vie éternelle. Il est venu pour apporter le pardon, la guérison, la libération. Voilà notre Dieu. Son amour est plus fort que tout. L’amour, l’amour seul aura le dernier mot. Voilà notre espérance.

     

    L’Esprit Saint est descendu sur Jésus pour le réveiller de la mort. C’est ce même Esprit Saint qui est descendu sur Marie lorsque l’ange Gabriel est venu la visiter. C’est cet Esprit Saint qui va descendre sur le pain et le vin qui vont devenir le corps et le sang du Christ. C’est cet Esprit Saint qui va descendre sur ces enfants lorsqu’ils recevront le baptême. Ils recevront en eux la vie de Dieu et deviendront enfants de Dieu. Ce sera pour eux une nouvelle naissance. Une nouvelle vie va commencer pour eux. Comme pour le Christ dans le tombeau, par le feu de l’Esprit Saint, ils vont recevoir une vie nouvelle qui sera participation à la vie du ressuscité. Tous baptisés, nous sommes enfants de Dieu et avons en nous la vie divine. C’est en nous que nous sommes invités à découvrir cette présence divine. Prenons conscience de notre dignité et de la grandeur de notre vocation. Nous sommes, par notre vie, tous appelés à devenir le visage resplendissant de  lumière du ressuscité pour tous nos frères. Là où il y a la haine, la terreur, la violence, la mort, portons le pardon, la paix, la douceur, la joie, la vie. C’est cela Pâques. C’est cela être chrétien.

     

    Mais la résurrection du Christ a aussi une dimension d’éternité qui ne concerne pas seulement notre présent mais aussi notre avenir. La résurrection dans la chair du Christ annonce notre propre résurrection un jour au ciel. C’est une espérance dont la réalisation est déjà l’œuvre dans nos vies par les sacrements, déjà par le sacrement du baptême, mais surtout par le sacrement de l’Eucharistie. Communier au corps du Christ ressuscité, c’est accueillir Dieu dans le concret de nos vies. Si nous osons nous demander « Mais que fait Dieu ? » face à la souffrance présente dans notre monde, alors commençons plutôt par nous demander « Quel place lui laissons-nous dans notre vie ? ». Dieu est-il là-haut et moi je reste ici avec mes soucis ? Ou est-ce que je lui ouvre mon cœur chaque jour dans la prière ? Est-ce que je l’accueille chaque dimanche dans l’Eucharistie ? Le oui du baptême est un engagement avec Dieu, à vivre avec lui afin d’aimer comme lui. Ce qui peut nous paraître impossible le devient. Est-il possible qu’un mort ressuscite ? Non et pourtant ! Alors est-il possible que nous aimions comme lui ? Humainement non ! Et pourtant il nous y appelle et nous en donne les moyens (le baptême, l’Eucharistie).

     

    Alors vivons avec le Christ. Vivons en ressuscité.

    Le Christ est ressuscité.

    Il est vraiment ressuscité.

    Alléluia.

     

    Père Philippe Gauer.

    Homélie du dimanche 27 mars à Flavigny.