Paroisses Nancy-Sud

Homélies du 10 avril 2016 : La pêche miraculeuse

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 10 avril 2016
  • Prêtre Homélie: Philippe Gauer
  • Lectures:

    Livre des Actes des Apôtres 5, 27b – 32. 40b – 41.

    Psaume 29 (30).

    Apocalypse de saint Jean 5, 11 – 14.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 21, 1 – 19. 

  • Homélie:

    La première lecture nous rappelle le mystère du Salut, le mystère de Pâques. Le fils de Dieu s’est fait homme, il est mort sur la croix et il est ressuscité. En quoi consiste le Salut ? De quoi Jésus nous a-t-il sauvé ? Il nous a sauvé du péché originel, de nos péchés. Mais que sont nos péchés ? Nos péchés, petits ou gros faits aujourd’hui ? Nos péchés recouvrent plusieurs aspects, mais pour tous, nous désobéissons à Dieu. Quelque soit le péché commis, la nature du péché est de ne pas avoir obéi. Nous interrogeons parfois des parents : Les enfants sont-ils obéissants ? Notre nature est là : nous n’aimons pas obéir, pas obéir à Dieu. Comment Jésus nous sauve-t-il ? Il nous sauve en obéissant à son Père. Il est obéissant en s’incarnant. Il est obéissant en acceptant de mourir sur la croix. L’enjeu de Pâques est là : suis-je prêt à être restauré dans l’état d’obéissance ? Nous sommes tous prêts à être pardonnés, à être sauvés mais sommes-nous prêts à devenir obéissants ? Nous n’avons pas envie. Pourtant, c’est l’enjeu de Pâques, du baptême : faire entrer l’Esprit Saint en nous.

    Dans une prière de l’Ancien Testament, nous avons « Ecoute Israël ». Il ne s’agit pas juste d’écouter le chant des oiseaux. Quand des parents disent « Tu vas m’écouter », cela signifie bien « Tu vas obéir ». Dans le Nouveau Testament, écouter, c’est écouter la voix de l’Esprit Saint en nous. Nous l’avons déjà tous entendus nous parler. Ce n’est pas une voix qui arrive du haut. Dans un des textes du concile Vatican II, texte dû au futur Jean-Paul II, il est rappelé qu’au plus profond de nous, la petite voix de la conscience est la présence de Dieu en nous. Cette petite voix nous pousse à faire le bien et à éviter le mal. Si nous prenons le temps d’écouter notre cœur, nous entendrons Dieu nous parler. Qui que l’on soit, quelque soit notre vie, Dieu nous parle. C’est l’amour fou de Dieu : même si nous commettons les pires bêtises, il ne cessera jamais de nous aimer. Que fait Dieu ? Il est dans notre cœur et nous parle. Il nous invite à aimer un peu plus.

    C’est l’enjeu de la discussion entre Jésus et Pierre. Jésus lui demande « Pierre m’aimes-tu ? », à trois reprises. Pierre est un peu vexé. Est-ce que nous aimons nos voisins ? Aimons-nous réellement chaque personne ? Et Jésus, l’aimons-nous vraiment ? Comment vivons-nous par rapport à Jésus ? Je vois de jeunes mariés dans l’assemblé. Ils se sont dit « Je t’aime », aussi « Est-ce que tu m’aimes ? » Ils ne l’ont pas dit simplement une fois avant de partir chacun de son côté. Est-ce que tu m’aimes plus que les autres, plus que tout ? Suis-je prêt à faire de l’amour le moteur de ma vie ? Dieu veut transformer nos vies. Il veut qui nous aimions comme lui. Il nous en rend capable avec l’Esprit Saint reçu au baptême, baptême que Clément va recevoir. Les parents nous apprennent à obéir pour que nous puissions obéir à Dieu. Bel enjeu éducatif. Beau défi pour nous. Redevenons obéissants. Que l’Esprit Saint nous y aide. Amen.

     

    Père Philippe Gauer

     

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 09 avril 2016 à Laneuveville.

     

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    Nous sommes le troisième dimanche de Pâques. C’est la troisième fois que Jésus ressuscité apparaît aux apôtres. Le thème semble le même que les précédents dimanches : Jésus est mort et ressuscité pour nous. Mais si on s’arrête sur la première lecture, un mot important se détache par rapport aux lectures de dimanche dernier : l’obéissance.

    De quoi Jésus est-il venu pour nous sauver ? Nous répondons « du péché ». Mais qu’est-ce que le péché ? Si nous creusons, nos péchés ont un point commun : ce sont d’abord des actes de désobéissance à Dieu. Quelque soit notre âge, c’est le point qui nous embête le plus. Savons-nous obéir à Dieu ? Cherchons-nous à écouter Dieu qui nous parle ? Comment Jésus nous sauve-t-il ? Il nous sauve par sa mort, sa résurrection, sa Passion. Ce sont des réponses justes, mais qui ne donnent pas la nature juste du Salut. Jésus nous sauve par son obéissance. Il est obéissant jusqu’à mourir sur la croix. Voici ce Salut que nous apporte Jésus.

    Qui dit obéissance dit écoute. Est-ce que nous écoutons Dieu ? Avons-nous déjà entendu Dieu nous parler ? Oui. Toutes et tous nous avons fait cette expérience. Un petit passage d’un texte issu du concile de Vatican II nous dit qu’au plus profond de nous-mêmes, il y a une petite voix qui nous parle. Cette conscience, c’est là où Dieu demeure. La petite voix, c’est la présence de l’Esprit Saint en nous, que nous soyons croyants ou pas. Dieu ne nous abandonne jamais car il nous aime. Chacun est le temple de Dieu. Etre obéissant, c’est se laisser guider par l’Esprit Saint. Même Jésus se laisse guider, alors qu’il est le fils de Dieu. Nous sommes appelés à un vivre avec Dieu, à nous laisser conduire par la présence de Dieu.

    Jésus est déjà apparu deux fois aux apôtres. Pourtant, ils reprennent leur vie habituelle, ils pêchent comme si de rien n’était. Ils croient en Jésus mais ils se contentent de croire. Ils sont dans la nuit de la foi ; leur vie ne porte plus de fruit, comme ils ne prennent rien à la pêche. Jésus leur dit comment pêcher, mais c’est aberrant. Les apôtres se font obéissants et comprennent que c’est le Seigneur.

    Lors de la rencontre entre Jésus et Pierre, il y a une triple interrogation : « Pierre m’aimes-tu ? » Aimons-nous nos voisins, ceux avec qui nous travaillons ? Aimons-nous vraiment, d’un amour qui engage ? Comment aimons-nous Jésus ? Assez pour venir à la messe le dimanche car c’est ce que font les chrétiens ? Ou assez pour lui laisser une vraie place dans nos vies de tous les jours ? Dans ce cas, nous entendrons « Suis-moi » Sommes-nous prêts à le suivre, à l’imiter ? Aujourd’hui, c’est la journée de prière pour les vocations. Est-ce que par notre façon de vivre, par notre foi, nous donnons envie à des jeunes de dire oui au Christ, de donner un oui total à Dieu ? Au cours des quatre prochaines années, il n’y aura pas d’ordination dans notre diocèse. C’est une question dramatique. Prions et interrogeons-nous. Sommes-nous une Eglise assez accueillante pour susciter des vocations ? Comment parlons-nous des prêtres, de notre foi, de la vie consacrée ? Laissons le Christ transformer nos vies. Si nous nous faisons plus obéissants, alors des jeunes pourront répondre à l’appel de Dieu.

     

    Père Philippe Gauer

     

    Notes prises à partir de l’homélie du dimanche 10 avril 2016 à Fléville.