Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 1er janvier 2017 : Marie mère de Dieu

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 01 janvier 2017
  • Prêtre Homélie: Serge Gerardy
  • Lectures:

    Livre des Nombres 6, 22 – 27.

    Psaume 66.

    Lettre de saint Paul apôtre aux Galates 4, 4 – 7.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16 – 21.

  • Homélie:

    Avec ce dernier week-end de l’année, nous célébrons une année qui se termine et une nouvelle qui commence. Moment peut-être, pour réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Moment de souhaiter le meilleur pour la nouvelle année, et aussi nouvelle chance de réussir ce que nous n’avons pas pu réaliser hier. En venant à l’église, nous confions au Seigneur l’année passée et cette nouvelle année. Nous le prions pour tous ceux que nous aimons et pour ceux que nous n’aimons pas assez. Que son amour fraternel, se répande sur le monde. En ce premier jour de l’année, Tout naturellement, l’Eglise nous invite aujourd’hui à nous tourner vers Marie, mère de Dieu et reine de la paix.

    Avec l’Evangile de ce jour, nous constatons qu’il y a beaucoup d’agitation autour de Marie. La naissance du Fils de Dieu, ça fait parler ! Marie, quant à elle reste silencieuse, humble et en paix. Depuis sa rencontre avec l’ange, à qui elle a dit « qu’il advienne selon ta Parole », Marie reçoit les évènements de sa vie dans la confiance : elle accueille ce qui arrive, elle se laisse conduire. Pas de vaines appréhensions ou de questions stériles pour maîtriser la vie telle qu’elle vient. Marie a compris l’importance du silence, de l’écoute intérieure pour aborder le mystère de Dieu avec l’intelligence du cœur et non celle … de l’intellect. Cela demande du calme, de la paix, du temps pour méditer et alors s’émerveiller devant la grandeur du mystère de Dieu. Ainsi, l’évangile nous dit que : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle relit en pensée les pages de sa vie où Dieu lui a tracé un chemin qui l’a conduite jusque là. Tout cela est allé très vite pour elle. Mais sa méditation est une action de grâce pour toutes les merveilles que Dieu a réalisées tout au long de l’histoire biblique.

    Dans un monde où tout va si vite, il nous est bon de prendre du recul pour méditer en notre cœur les événements de notre vie et de notre monde. Face aux épreuves de la vie, la maladie, les catastrophes, les guerres, les conflits entre personnes, nous risquons de sombrer dans la morosité et le défaitisme. Or ce découragement, c’est tout le contraire de l’évangile. C’est même la pire des tentations car elle risque de nous détourner de Dieu et de notre mission. Pour Marie, c’est tout le contraire. Comme tous les gens de son temps, elle n’aurait pu voir que ce qui allait mal dans son pays. En fait, les événements qu’elle retient et qu’elle médite, ce sont les merveilles de Dieu. Elle prend la mesure de la vocation de son enfant qui est le Fils de Dieu. Elle découvre ce que sera sa propre mission auprès de lui. Bien sûr, elle ne sait pas tout ; elle doit faire confiance au Seigneur, et rester disponible pour mener à bien son rôle de mère de Dieu. A la suite de Marie et avec elle, nous sommes invités à méditer les événements de notre vie. Nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’évangile.

    Ce jour est un appel à nous ouvrir à l’avenir que Dieu nous donne. Commencer une nouvelle année, c’est se retrouver face à l’inconnu. Nous voudrions faire des prévisions mais elles sont fragiles et souvent démenties. L’avenir nous réserve toujours des surprises : Que sera cette nouvelle année pour nous ? Pour le monde ? Ces incertitudes ne doivent pas nous paralyser ni nous décourager. Les fatalistes voudraient nous faire croire que tout est écrit : Ce n’est pas vrai ; Dieu est amour et il ne veut pas le malheur des hommes. Cette année sera ce que Dieu voudra mais aussi ce que nous en ferons, dans la confiance et la sérénité.

    Ce premier janvier est aussi la journée mondiale de la paix. Nous pensons à tous ces pays si douloureusement marqués par la guerre et la violence mais aussi à tous les conflits familiaux et de voisinage. En ce début d’année, mettons-nous à l’école de Marie pour nous émerveiller avec elle. Avec Marie, soyons sûrs que 2017 sera une BONNE ANNEE ! Amen.

     

    Père Serge Gerardy

    Homélie du 1er janvier 2017 à Neuves-Maisons.