Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 12 février 2017 : Heureux qui écoute la parole et la garde

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 12 février 2017
  • Prêtre Homélie: Ferdinand Kimamara
  • Lectures:

    Livre de Ben Sira le Sage 15, 15 – 20.

    Psaume 118.

    Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 2, 6 – 10.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 17 – 37.

  • Homélie:

    Jésus est venu accomplir la loi : l’Ancien Testament doit être interprété aujourd’hui à la lumière du Nouveau Testament sinon il y aurait des incompréhensions ou des points obscurs peut-être ! Heureusement que Jésus vient accomplir un dépassement et cela sans ajouter des préceptes extérieurs.

    Jésus nous introduit dans ce que je pourrais qualifier de religion intérieure : il vise (il veut atteindre) la racine même de l’acte qui est le cœur, siège des vertus. C’est ainsi que dans la première lecture nous avons entendu comment Dieu notre Créateur veut remettre chaque homme à sa propre conscience : si tu veux, tu peux garder les commandements, il est en ton pouvoir de rester fidèle″. Dieu a créé l’homme à son image (= l’homme est libre de faire ce qu’il veut car il est doué d’une intelligence pour distinguer le bien et le mal, et sa liberté joue dans les choix qu’il doit opérer sinon on ne parlerait pas de péché qui lui est imputé).  Comme certains théologiens l’ont bien souligné dans leurs réflexions, nous pouvons constater et suivre leur affirmation qui dit que Dieu nous a créés sans nous avoir consultés mais cette fois-ci il ne peut pas nous sauver sans notre consentement !  Cela vient d’ailleurs confirmer cette notion de liberté de l’homme devant laquelle Dieu - tout puissant qu’il est - expérimente son incapacité pour ne pas dire impuissance.

    Dans la deuxième lecture, Saint Paul a beaucoup parlé de la sagesse mais il faut comprendre qu’il distingue bien la sagesse des hommes de celle divine. ″Il est vrai que nous parlons sagesse avec les parfaits mais cette sagesse divine aucun des grands de ce monde ne l’a connue. S’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire !″ Il nous faut la lumière de l’Esprit Saint pour pouvoir  sonder le mystère de la sagesse de Dieu. Si nous sommes guidés par la lumière de l’Esprit Saint, nous pouvons comprendre les paroles de l’Evangile que nous venons de d’écouter. Donc, cette sagesse et ces connaissances ne sont pas d’abord une capacité intellectuelle mais un don de l’Esprit qui fait mûrir en nous la vérité unique.

    En effet, seul le Saint Esprit nous livre ce que nul autre n’a pénétré car il va jusqu’aux profondeurs de Dieu. C’est pourquoi Jésus (= l’Oint de Dieu) est venu mettre au jour de nouvelles exigences jusque là cachées : le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien Testament et l’Ancien Testament est dévoilé dans le Nouveau.

    Le secret c’est que Dieu est avec nous et ce que Dieu veut nous donner et cela seul l’Esprit nous le révèle : voilà par exemple que devant la liberté de l’homme, Dieu aimerait quand-même que l’homme choisisse la vie (Dieu l’y invite même) car Dieu l’a créé pour le bonheur éternel, selon son dessein d’amour.

    Ce que nous devons toujours garder à l’esprit dans le message de l’Evangile d’aujourd’hui, qui était d’ailleurs assez long, c’est la conversion du cœur, la conversion de vie, notre vie intérieure, notre vie relationnelle avec Dieu, avec le prochain et avec soi-même. Jésus identifie la perfection morale et l’imitation du Père qui est parfait : vous serez ses fils. Chacun des préceptes dont il nous a expliqué largement l’esprit nous achemine vers une transformation personnelle, un dépassement des nos mesquineries, la peur et les préjugés paralysants.

     

    Père Ferdinand Kimamara

    Homélie du samedi 11 février 2017 à Laneuveville.