Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 26 février 2017 : Le Seigneur est mon appui

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 26 février 2017
  • Prêtre Homélie: Marc Haeussler
  • Lectures:

    Livre du prophète Isaïe 49, 14 – 15.

    Psaume 61.

    Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 4, 1 – 5.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6, 24 – 34. 

  • Homélie:

    L’antienne d’ouverture dit : « Le Seigneur est mon appui : il m’a dégagé, m’a donné du large, il m’a libéré, car il m’aime ». C’est une déclaration qui devrait nous rendre la sérénité. Nous sommes agités par l’inquiétude ; un livre est ainsi intitulé « Le Cœur humain, quelle pagaille ». Certains saints appelaient cela « la folle du logis ». Nous avons le souci du lendemain, des craintes pour tel projet, des appréhensions de toutes sortes, la peur plus profonde de ne pas être aimé. Jésus nous demande qui peut ajouter une coudée à la vie en se faisant du souci. Avons-nous tous les éléments en main pour porter un jugement, prématuré, sur notre vie et celle des autres. Avec les jeunes, nous avons regardé le film Invictus ; Nelson Mandela y découvre qu’il peut être le capitaine de son âme. Tout le monde agit ainsi, est-ce que je fais pareil ? Tout le monde se venge, est-ce que je me venge ? Non.

    Et pourtant, je ne contrôle pas tout. Seul le créateur connaît les reins et les cœurs. Jésus fait tourner les regards vers la création, vers les lys des champs. Cela doit être un beau lys car Jésus dit qu’il est mieux habillé que le roi Salomon. Si Dieu accorde tant de considération à une fleur, combien plus en accorde-t-il à nous. « Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu » dit Benoit XVI. Jésus nous dit d’avoir confiance en notre propre valeur, de ne pas aller la chercher dans des milieux qui vont nous décevoir. Avec le psalmiste, nous pouvons dire « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui. Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je suis inébranlable » (Psaume 61). Saint Augustin écrivait : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi ». Dans sa lettre, saint Paul dit de ne pas porter de jugement prématuré, d’attendre la venue du Seigneur. L’idée du vrai jugement par le Christ ne doit pas nous faire frémir. Nous sommes sûrs que le Christ va porter un vrai jugement car il connaît nos cœurs. Nous pouvons aujourd’hui sans crainte chercher le Royaume de Dieu. Dieu sait ce qui est bon pour moi, même si cela me déroute. Aujourd’hui, nous pouvons prendre la résolution d’entrer dans une relation amicale avec le Christ. Osons lâcher la maîtrise de notre vie, osons laisser une marge de manœuvre à celui qui ne nous oubliera jamais.

     

    Père Marc Haeussler

     

    Notes prises à partir de l’homélie du dimanche 26 février 2017 à Jarville.