Paroisses Nancy-Sud

Homélie du 05 mars 2017 : Jésus tenté au désert

Informations supplémentaires

  • Date Homélie: dimanche, 05 mars 2017
  • Prêtre Homélie: Guy Tshimanga
  • Lectures:

    Livre de la Genèse 2, 7 – 9 ; 3, 1 – 7a.

    Psaume 50.

    Lettre de saint Paul apôtre aux Romains 5, 12 – 19.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4, 1 – 11. 

  • Homélie:

    Nous sommes aujourd’hui le premier dimanche de Carême, le Carême que nous avons débuté le mercredi des Cendres. Etymologiquement, Carême vient du latin quadragesima qui signifie quarante. Cela n’a pas de connotation spirituelle. Mais nous chrétiens, nous pensons que c’est un temps-fort de l’Eglise, un temps favorable pour chercher la face de Dieu, pour chercher à se conformer à sa Parole. Pourquoi quarante ? Il y a les quarante ans du peuple hébreu au désert, les quarante jours d’inondation à l’époque de Noé, les quarante jours de Jonas et aujourd’hui on nous présente Jésus dans le désert pendant quarante jours et quarante nuits. Le Carême est un temps de désert intérieur. Les croyants sont obligés de retourner à leur être intérieur, de chercher Dieu à l’intérieur. C’est aussi le temps de la conduite par le Saint Esprit. Dans l’Evangile, Jésus est conduit au désert par le Saint Esprit pour prier Dieu, pour rencontrer le Seigneur, pour vivre attaché à son Dieu. Pendant ce temps, il livre un combat spirituel contre le tentateur, contre le malin qui nous pousse vers le mal, qui nous pousse à désobéir comme dans la Genèse (première lecture). Dans ce monde, nous avons toujours un choix à faire entre le bien et le mal. Souvent, le mal prend le dessus, nous pousse à devenir ses adeptes. Or, nous sommes créés à l’image, à la ressemblance de Dieu. Nous ne sommes pas les créatures du malin. Nous devons honorer notre Père. Le Carême est le temps pour en prendre conscience. Au désert, Jésus prie. Le Carême est le temps propice pour la prière. Nous n’avons parfois le temps, nous sommes fatigués. Demandons d’être assidus à la prière, comme cœur à cœur avec Dieu ; cela nous donne l’équilibre pour suivre la lumière de Dieu, aller dans la bonne direction. Jésus triomphe, Dieu était avec lui dans la prière. Pour combattre, nous devons être armés des arguments puissants de la prière.

    Nous devons demander le concours du Saint Esprit. L’Esprit Saint conduit Jésus dans le désert, Jésus est habité par le Saint Esprit. C’est une arme pour triompher du malin. Saint Paul écrit que « l’Esprit Saint vient au secours de votre faiblesse ». Si nous sommes habités par le Saint Esprit, nous sommes en mesure de dire au tentateur « arrière ». Après la première arme de la prière, c’est une deuxième arme puissante. Supplions toujours le Saint Esprit. Dès le lever, « Esprit Saint, viens m’habiter, pour ne pas succomber ».

    La troisième arme est la Parole de Dieu. Jésus répond au tentateur par la lumière des Ecritures Saintes : « il est écrit ». Le tentateur est appelé le malin sciemment : il est intelligent, il cite aussi les écritures, il veut montrer qu’il les connaît aussi. Comme avec la troisième tentation, parfois nous nous laissons égarer par la richesse, par le souci d’avoir plus. Jésus dit de s’agenouiller devant Dieu uniquement, pas devant les richesses de ce monde. Si les paroles de Jésus peuvent nous aider pour que nous soyons vraiment adorateurs du Père, cela serait une bonne chose. Fort du Père en lui, de l’Esprit Saint en lui, de la prière en lui, Jésus triomphe du malin et lui donner l’ordre de reculer. Nous sommes appelés à lui dire la même chose.

    Nous sommes appelés au Seigneur notre Dieu, notre Père, notre créateur. Amen.

     

    Père Guy Tshimanga.

    Notes prises à partir de l’homélie du samedi 04 mars 2017 à Laneuveville.