Paroisses Nancy-Sud

Edito (243)

« Il a été dit aux Anciens... N’en restez pas là… moi, je vous dis »

«  N’en restez pas là… moi je vous dis… » La Loi est sans doute une merveille, mais elle doit être vécue comme le Christ l’a vécue. Car pour lui, tout se joue désormais au niveau du cœur humain qui doit être à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu.

Interdite la colère contre un frère parce qu’elle porte en elle le germe d’un véritable meurtre. Interdite la convoitise, parce qu’elle porte en elle comme le vol d’une richesse intime. Interdits les serments vrais ou faux, parce qu’ils détruisent la force de la vérité.

Nous avons à nous en tenir à la seule parole, celle du « oui », celle du « non », celle de la vérité et du respect profond de la personnalité de notre frère à qui nous devons la vérité.

Et nous qui croyions que l’Évangile n’était que douceur, piétisme émotionnel, consolation, indulgence, nous voici confrontés à des exigences sans précédent. Alors bien souvent nous réagissons comme les apôtres : « Mais, qui peut être sauvé? » (Mc 10,26).

La réponse de Jésus nous la connaissons, mais nous avons crainte de nous y engager parce qu’en effet elle est très exigeante. « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire! » (Jn 15,5).

Nulle morale chrétienne n’est possible sans le support d’une vie spirituelle, disons même, mystique : celle de notre union avec le Christ, de notre greffe sur sa propre personne, source du vouloir et du faire.

Posé sur nous, son regard de tendresse nous fait découvrir que, sans lui, nous ne pouvons rien faire, mais qu’avec lui et en lui, tout devient possible.

Posé sur nos frères, notre regard, s’il est celui-là même de Dieu qui est amour, ce regard nous donne la réponse car alors nous nous demandons comment le Christ agirait en pareille circonstance, et comment désormais doit être pour chacun d’entre nous la manière personnelle d’accomplir la Loi.

D’après le Père J. Fournier - Équipe 1 de Ludres, Ste-Jeanne-de-Chantal

DébutPrécédent12345SuivantFin
Page 1 sur 5