Paroisses Nancy-Sud

Edito (176)

Nous célébrons ce dimanche la fête de la dédicace de la basilique Saint-Jean de Latran. C'est la cathédrale de l'évêque de Rome. Le pape François aime bien rappeler, qu'avant d'être le Pape, il est d'abord l'évêque de Rome. Et c’est en tant qu'évêque de Rome qu'il est le Pape.

Être évêque, c'est être au service de la communion dans l'Eglise. En effet, un évêque n’est évêque que dans la mesure où il est en communion avec tous les autres évêques du monde entier. C'est ainsi qu'ils manifestent l'unité de l'Eglise. L'évêque de Rome est le garant de cette unité, dans la fidélité à la foi reçue des apôtres. Il est à la fois le gardien de la foi et le gardien de la communion entre tous les évêques. L'évêque est aussi serviteur de la communion de tous les chrétiens dans son diocèse. Il doit veiller à leur unité dans la fidélité à la foi de l'Eglise. Aussi, en tant que chrétiens, mais peut-être aussi en tant que diacres ou prêtres, tous, nous avons à nous sentir unis à notre évêque. C'est lui qui nous rassemble dans l'Eglise et nous garde unis au Christ. Il est le garant que notre foi est bien celle de l'Eglise, celle du Christ mort et ressuscité pour nous. Nous ne pouvons pas aimer le Christ sans aimer aussi l'Eglise, sans aimer aussi notre évêque.

Si une cathédrale est le lieu où l'évêque rassemble tous les chrétiens d'un même diocèse, comme l'église de nos villages dans nos paroisses qui rassemble les baptisés d'un même secteur, nous devons nous rappeler que chacun a vraiment sa place dans cette assemblée. Chacun en est une pierre vivante et il doit être présent pour la construction et l'édification de l'ensemble. Chacun a sa place dans une communauté chrétienne et sa présence y a du prix.

Mais il ne faudrait pas oublier non plus que chacun d'entre nous, par la grâce du baptême et de la confirmation, est aussi le temple de l'Esprit Saint. Chacun de nous est devenu, par la grâce de Dieu, un temple sacré, le lieu où Dieu demeure. Apprenons à reconnaître cette présence de Dieu déjà en nous-mêmes, mais aussi en chacun de nos frères.

Père Philippe Gauer, curé

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