Sommes-nous seuls sur nos chemins de Foi ?
Sommes-nous seuls sur nos chemins de Foi ?…
La liturgie de ce 6ème dimanche de Pâques nous propose un Evangile qui rappelle l’importance de l’Amour de Dieu surtout. Mais pas seulement !
Dans notre monde d’aujourd’hui le fait d’aimer est quelque chose de purement subjectif. C’est un acte qui nous réjouit, qui implique aussi joies et plaisirs, et n’impose pas dans un premier temps de contraintes… Sauf que Jésus, dans l’Evangile de ce jour, comme souvent, nous pousse à aller plus en avant, à penser différemment. Il nous parle de deux mots que nous pourrions pourtant croire opposés : amour et commandements.
L’acte d’aimer prend-t-il, là, une dimension nouvelle ?
« Si vous m’aimez » nous dit-il « vous garderez mes commandements » Ce petit mot conditionnel, Si , nous montre que pour Jésus l’amour implique la fidélité aux commandements. Ce n’est donc plus un choix pour nous mais une obligation. Rappelons-nous également « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, c’est à cela que tous reconnaitront que vous êtes mes disciples » Jean 13. 34-35.
Nous savons tous qu’aimer n’est cependant pas toujours facile. Cette exigence de l’Amour est pourtant si réelle que Jésus après l’avoir demandée à ses disciples tristes et désorientés qui avaient tout quitté pour le suivre, poursuit immédiatement sa pensée et leur annonce pour l’avenir, « la venue d’un Défenseur » l’Esprit de Vérité, l’Esprit Saint… « Je ne vous laisserai pas orphelins». C’est aussi vrai pour nous ! Cet Esprit a une fonction d’unité entre Dieu, Jésus et nous grâce à l’Amour. Son rôle est effectivement celui de défenseur, conseiller, avocat, soutien. En avons-nous toujours conscience ?
J’aime particulièrement Ignace de Loyola pour sa manière de discerner. Oserais-je cependant aujourd’hui m’en éloigner ? En effet, afin de mieux discerner cette présence sur nos chemins de Foi , je dis souvent que l’Esprit saint est un peu comme le réseau Internet qui permet de télétravailler en distance , de voir nos proches à l’autre bout du monde, de suivre la messe sur nos écrans quand on ne peut se déplacer. L’esprit Saint est ainsi, pour moi, un ensemble d’ondes d’Amour invisibles qui nous permet de rester en lien les uns les autres et de nous sentir en communion. Une amie me disait récemment l’avoir présenté en groupe de prières à des adultes en situation délicate, comme un ballon gonflé à l’hélium qui restait au-dessus d’eux. Belle image aussi ! A chacun ses repères !
A quelques jours de l’Ascension et de la Pentecôte, on ne peut que penser à cet Esprit qui nous guide et s’en approcher grâce à notre Foi. Essayons de nous y « connecter» le plus souvent possible par la prière plus régulière peut être … Préparons-nous à le recevoir en nous. Laissons-le agir afin de voir regermer si besoin est, l’Espérance indispensable dans nos vies quotidiennes bousculées aujourd’hui par une actualité en quête de sens .
Nous ne sommes pas orphelins cela est certain. Jésus nous le redit aujourd’hui. Il nous aime.
Ce serait bon à notre tour d’offrir à tous sans condition – pas si simple que cela malgré tout !- une vraie qualité d’Amour dans le respect des différences quelles qu’elles soient.
Marie-France, équipe liturgique Saint-François-de-Sales