« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce »
« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce »
Etrange manière d’inviter à un festin nuptial non ? Pas de faire-part, Pas d’invitation.
Les « Bons », les amis, comme « les Mauvais » les ennemis, ou « tous ceux trouvés » sont appelés ? Inhabituel…Tous peuvent donc venir au repas ? Cela m’interpelle un peu…
On ne peut pas cependant dire que cette parabole ne me concerne pas.
Comme souvent, Jésus est surprenant dans celle-ci, qui comme toutes les précédentes est une invitation directe à faire réfléchir son auditoire.
Le Seigneur s’adresse, aux chefs des prêtres et aux anciens du peuple. Des personnes pieuses. Il nous parle également.
Il s’agit d’être présent de corps et de cœur à une fête, à un repas préparé par un Roi pour le mariage de son fils.
Ce roi est Dieu le Père. Le fils : Jésus Christ, L’Epouse ? L’Eglise certainement.
Ce repas auquel nous sommes invités est donc la Messe : A chaque Eucharistie, nous entendons le célébrant : « Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. Bienheureux les invités au repas du Seigneur » Ces paroles sont une combinaison de ce que Jean-Baptiste dit à ses disciples (Jean 1.29) ou de ce qui est écrit à la fin de l’Apocalypse «Heureux les invités au banquet des noces de l’Agneau » (A 19,9). Il semble important que nous assistions à la messe dans de bonnes dispositions et que l’on se sente interpellés par ces paroles de Jésus. Ma grand-mère nous demandait d’y rester sages, à l’écoute, et nous préparait à cette occasion « nos habits du dimanche » !!
En effet nous pouvons aussi être cette personne « qui n’a pas porté l’habit de noces » soit parce que notre apparence extérieure trahit un manque d’attention ou de dignité, soit parce que nous n’avons pas assez consacré de temps à la prière en amont ou à une réconciliation qui aurait été nécessaire. L’esprit a besoin de soins également.
Au fil des siècles, certains théologiens nous disent que « cette parabole a continué à inspirer et à interpeller les croyants, les appelant à examiner leur propre réponse à l’invitation divine et à cultiver une foi authentique et transformative ».
Suis-je capable de répondre très sincèrement à cet appel hebdomadaire ?
Que représente la messe pour moi, aujourd’hui, un rituel auquel je me conforme ou un vrai temps de louange et de rencontre avec Dieu ?…
Marie-France, Equipe liturgique Saint François de Sales