« Tous saints ? peut-être, mais pas moi ! »

« Tous saints ? peut-être, mais pas moi ! »

« Tous saints ? Peut-être, mais pas moi ! »
Et pourquoi pas toi ?
Parce que je ne suis pas parfait !

Mais la sainteté n’est pas la perfection. Les plus grands saints ont commis des péchés, même des péchés graves. Le pape Benoît XVI disait : « La sainteté, la plénitude de la vie chrétienne ne consiste pas à accomplir des entreprises extraordinaires, mais à s’unir au Christ, à vivre ses mystères, à faire nôtres ses attitudes, ses pensées, ses comportements. »

Non, la sainteté n’est pas pour un(e) simple catholique comme moi !

Justement si ! Ecoute ce que disait dans les années 1600 saint François de Sales : «  C’est une erreur et même une hérésie de vouloir bannir la vie de foi parfaite de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. Où que nous soyons, nous devons inspirer à la sainteté. »
Et 350 ans plus tard, le Concile Vatican II : « « Si dans l’Église, tous ne marchent pas par le même chemin, tous, cependant, sont appelés à la sainteté et ont reçu une foi qui les rends égaux dans la justice du Christ. »

Le Pape François, des gens comme toi, il les appelle « les saints de la porte d’à côté » : « Ne pensons pas uniquement aux saints qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Ceux qui, avec la grâce de Dieu, se sont efforcés de pratiquer l’Évangile dans le quotidien de leur vie.
Combien de bonnes personnes avons-nous connues et combien en connaissons-nous, et nous disons : « Mais cette personne est sainte ! ». Leurs gestes évangéliques sont les seuls qui résistent à la destruction de la mort : un acte de tendresse, une aide généreuse, un temps passé à écouter, une visite, une parole gentille, un sourire… »

Et tout récemment, au stade de France, le Pape Léon a dit aux jeunes : « Vous êtes les saints de France ! »

Alors, pourquoi tu ne serais pas saint ? Ou au moins en route vers la sainteté…

Antoine Mériaux, diacre, paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal