Merci Thomas !
Merci Thomas !
D’abord, Thomas, pourquoi n’étais-tu pas avec tes amis, dans cette maison bien verrouillée quand « Jésus vint, et il était là au milieu d’eux » ? Sans doute, comme nous, avais-tu à faire…Pas là au bon moment, au bon endroit…
Alors, puisque tu avais manqué ce rendez-vous inattendu, il a fallu que tu écoutes le récit de tes amis : incroyable, inimaginable cette histoire de résurrection…Naturellement, tu ne les as pas crus…Nous aurions tous fait comme toi…
Tu t’es donc entêté : « si je ne vois pas…si je ne touche pas…non, je ne croirai pas ! ».
Et le Seigneur a patienté huit jours, peut-être le temps de bousculer ta tête et ton cœur, avant d’être à nouveau présent parmi vous. Alors, bouleversé, tu n’as rien pu dire de plus que cette formidable prière : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Elle contient en deux mots toute ta foi, ta conversion, ton adoration, l’aveu de ton doute peut-être.
Merci Thomas pour ton incrédulité et ton insistance : elles sont à notre hauteur d’homme, à la mesure de nos doutes, et nous disent beaucoup de la miséricorde et de la patience de Dieu envers nous, beaucoup de ce Seigneur ressuscité qui nous offre sa paix sans compter.
Et saint Pierre apôtre dans la lettre lue dimanche nous l’assure : « le Christ, vous l’aimez sans l’avoir vu, et sans le voir encore, (…) votre foi recevra louange, gloire et honneur ».
Finalement, ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas nous représenter la Résurrection que nous ne pouvons pas la comprendre : nous faisons parfois l’expérience d’une rencontre décisive qui nous transforme…
Le réveil de nos jardins, le chant des oiseaux, le vert des prairies sont signes de résurrection. Un coup de fil inattendu, une visite inespérée sont signes de résurrection. L’aide qu’on offre à un voisin, à des personnes en difficulté, la visite à un malade sont signes de résurrection…
C’est dans ces expériences de nos vies quotidiennes que s’inscrit notre rencontre du Ressuscité !
Equipe de Flavigny et le missel des dimanches.