Pour le pardon des péchés et le don du Saint-Esprit

Pour le pardon des péchés et le don du Saint-Esprit

Pour le pardon des péchés et le don du Saint-Esprit

« Frères, que devons-nous faire ? _ Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »

Prendre part à la célébration eucharistique, surtout pendant le temps pascal,  devrait nous remplir d’émerveillement pour le don immense du baptême, et encore plus aujourd’hui où nous allons communiquer ce don à la petite Noa.

Frères et sœurs, nous avons été baptisés au nom de Jésus Christ.

Le Seigneur lui-même nous a reçus et plongés dans sa mort et sa résurrection, dans le mystère de sa Pâque. Tant que notre baptême reste vivant et actif, nous sommes en communion avec celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Cette vie en abondance, le Seigneur Jésus nous la donne dès aujourd’hui, à la mesure de ce que nous sommes capables de recevoir. Année après année, il dilate notre cœur pour nous préparer à recevoir la vie éternelle en plénitude. Notre part à nous, c’est – comme l’écrivait le pape François – « de nous abandonner à son amour, de nous laisser attirer par lui. » Ce n’est pas si facile de s’en remettre totalement à un autre. C’est pourtant le seul chemin de la vie éternelle. Jésus lui-même est passé par là, comme l’écrit Pierre dans la deuxième lecture : « Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. »

Notre baptême n’est pas d’abord un signe d’appartenance à un pays, à une civilisation, à une culture, à une tradition. Il est la marque de Dieu, un signe d’appartenance à Dieu lui-même. Nous sommes baptisés en vue de la communion avec Dieu : communion reçue une première fois — c’est la première communion, entretenue en la recevant chaque dimanche, et tout cela en vue de la communion bienheureuse de la vie éternelle.

Frères et sœurs, nous avons été baptisés pour le pardon des péchés.

Pour nous donner la vie en abondance, le Seigneur Jésus a le désir de détruire en nous le péché qui donne la mort, et il en a le pouvoir. L’Évangile parle du péché comme d’une dette, et combien cette image est-elle d’actualité pour nous !

Quel que soit notre âge, il n’est jamais ni trop tôt ni trop tard pour laisser le Seigneur alléger notre fardeau et ôter le poids qui charge nos épaules. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, nous dit-il, et moi, je vous procurerai le repos. »

Là encore, c’est à la fois facile et difficile : il nous faut accepter de n’avoir aucun droit à accéder à Dieu par nos propres mérites et d’avoir besoin d’être sauvés par un autre, guéris et pardonnés.

Une fois nos péchés pardonnés, nous pouvons alors lutter chaque jour pour rejeter le mal et pour accomplir le bien. Notre dette est effacée, nous avons l’assurance de toujours pouvoir compter sur la miséricorde de Dieu lorsque nous venons à retomber, et nous avons la promesse garantie par Dieu lui-même que nos efforts vers le bien ne seront pas vains.

Frères et sœurs, baptisés dans le Christ, nous avons reçu le don de l’Esprit Saint.

Dans l’Esprit Saint, l’Esprit du Christ Jésus, l’Esprit du Fils, nous avons accès sans rendez-vous auprès du Dieu Unique, et nous avons le droit de l’appeler du nom de Père. Le faisons-nous suffisamment ? Prenons-nous le temps de nous confier au Père matin et soir, de lui parler de nos joies et de nos épreuves, de lui dire que nous l’aimons et que nous comptons sur lui ?

Dans l’Esprit Saint qui a parlé par les prophètes, nous pouvons faire de la Bible notre nourriture quotidienne, apprendre de l’expérience des hommes et des femmes qui ont cherché Dieu avant nous : Abraham, Moïse, David et Elie, Sara, Rebecca, Judith et Esther, Marie et Joseph, Pierre et Paul, Marie-Madeleine et tous les autres, en passant par François de Sales, Jeanne de Chantal et les martyrs de l’Ouganda, dont Noé Mawaggali.

Frères et sœurs, cultivez une vie de prière simple, fidèle mais ardente. Que Dieu soit pour vous non pas quelque chose dont on parle, mais bien quelqu’un à qui l’on parle. Et transmettez cette art de la prière à Noa, avec les trésors du notre Père, du Je vous salue Marie, de la Bible, du Rosaire, des sacrements.

Frères et sœurs, baptisés dans le Christ, remercions Dieu pour ceux par qui nous avons reçu ces trésors, pour les évêques et les prêtres qui consacrent leur vie entière à annoncer la parole et à célébrer les sacrements.

Ce dimanche du Bon Pasteur est aussi la journée mondiale de prière pour les vocations. La personne humaine ne peut s’épanouir pleinement qu’en se découvrant appelée personnellement par Dieu lui-même : appelée à l’existence, appelée au don de soi par amour. Prions notre Père du Ciel de ne laisser personne s’égarer dans une vie refermée sur elle-même.

Pour certains, cet appel, cette vocation, prend la forme du ministère de prêtre, pour travailler avec le Christ à ce que les hommes aient la vie en abondance. Le monde, l’Église, et particulièrement notre Église de Nancy et Toul, a besoin du  ministère des prêtres. Prions notre Père du Ciel de donner aux baptisés les prêtres dont ils ont besoin.

Père Alexandre-Marie Valder