L’Esprit cet inconnu

L’Esprit cet inconnu

L’Esprit cet inconnu

Beaucoup de catholiques ont du mal avec l’Esprit Saint. Ils voient évidemment bien qui est Jésus, ils en déduisent à peu près une image du Père mais l’Esprit leur semble une réalité floue. Nous avons du mal à nous le représenter comme une Personne et surtout nous avons l’impression de ne pas le voir. Le Christ se voit, ainsi que son Eglise et les institutions ; les actes de charité se voient. Mais l’Esprit ?

On ne voit pas l’Esprit parce que l’Esprit n’est pas devant nous. Devant nous, il y a le Christ. L’Esprit est plutôt derrière nous : il nous pousse, il nous conseille, il nous console. Toute la pédagogie du Christ pendant les Quarante Jours de Pâques a été de nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes : c’est bien là qu’agit l’Esprit, en nous. La Pentecôte est le moment où nous pouvons l’invoquer, l’appeler, nous confier à Lui. Peut-être que, quittant son habituelle et humble discrétion, il se manifestera à nous un peu plus. Comme une brise légère, selon l’expérience d’Elie dans le Livre des Rois, ou plutôt littéralement la voix d’un souffle ténu.

“Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va.  Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit” Jean 3,8.

P. François Weber, curé